Avant de me consacrer à l’écriture, j’ai effectué un long détour débuté à Kish Island en Iran, dans l’hôtellerie, puis à Londres au seuil des années 80’. Tour à tour assistant marionnettiste, projectionniste, monteur puis plus tard à Paris, d’assistant réalisateur à producteur exécutif, j’ai eu la chance toutes ces années de participer à l’essor de l’animation jeunesse sur les antennes et au cinéma et surtout, d’être au contact de multiples créateurs talentueux.

Le vécu et la culture façonnent l’individu tout au long d’une vie. Mes influences littéraires multiples ont en commun de questionner l’être humain par le biais du réel et de la fiction : ses choix et la motivation de ses actes, son rapport au passé, au présent et ses interrogations sur l’inconnu, son futur.

La carrière professionnelle aussi forge le personnage… La gestion quotidienne d’équipes dans l’univers de la création, les rapports de force de management m’ont enrichi sur la nature humaine et sur moi-même.

J’écris pourtant depuis l’enfance. Avec mon frère, nous inventions des pièces de Guignol que l’on jouait sur notre théâtre de marionnettes, devant la famille à Noël. Plus tard, j’ai commencé des romans inspirés de mes lectures, aventures, espionnage, polar, science-fiction… sans jamais les aboutir. Je pouvais développer une histoire mais que contiendrait-elle réellement ? Je me contentais de courtes nouvelles.

Le déclic s’est produit lors de l’écriture de mon premier scénario en 2012. Lors de cette première expérience aboutie, j’ai compris que raconter des histoires n’était pas un élan passager : c’était ma manière de m’exprimer, de partager ma vision et mes angoisses sur la destinée de notre monde ou de m’évader sur des chemins de traverse avec des fictions plus légères.

La trilogie calabraise est née de cette réflexion. Après un premier roman (Le Serment Calabrais), j’ai poursuivi les tribulations du personnage central en l’exposant à de nouvelles facettes de la criminalité organisée, ma façon de porter à la lumière des réalités sordides.

Fasciné par ces engrenages qui dépassent et broient les individus, engrenages qu’ils ont eux-mêmes parfois provoqués, mes romans noirs se veulent humains et réalistes. Ce sont des fictions s’appuyant sur des faits avérés où la violence n’est jamais un spectacle mais une conséquence, où les personnages, souvent imparfaits et ordinaires, se débattent avec leur passé et leur conscience.

Un ami m’a qualifié un soir de « mauvais garçon qui avait bien tourné » … un autre, « de rêveur avec les pieds sur terre ». Allez savoir ! Seule la lecture vous permettra de vous faire un avis !